Un article, un outil anti-stress – Episode 5
Bienvenue dans ma série de blog « Un article, un outil anti-stress », dédiée aujourd’hui au yoga.
Le yoga que j’enseigne aujourd’hui est le fruit d’un cheminement.
Un chemin fait de curiosité, de remises en question, de sorties de cadre… et parfois de pertes de repères.
Lorsque l’on devient professeure de yoga, on est généralement formée à un style bien précis.
Dans mon cas, j’ai été formée au Vinyasa et à l’Ashtanga, d’abord en France, puis en Inde — une expérience riche, mais aussi confrontante (et qui mériterait à elle seule un article entier).
Au départ, j’ai cherché à “rentrer dans une case”.
À définir mon enseignement à travers un style.
Et puis, progressivement, quelque chose ne collait plus.
Un peu d’histoire : le yoga, bien loin de ce que l’on imagine aujourd’hui
Le yoga trouve ses origines il y a plus de 2000 ans.
Mais à cette époque, il ne ressemblait en rien à ce que l’on pratique aujourd’hui dans les studios ou sur les tapis.
Il était pratiqué par des ascètes, souvent retirés du monde, dans une quête profondément spirituelle et introspective.
Le yoga était alors un outil de transformation intérieure, basé sur la méditation, les rituels et la philosophie.
Les premiers textes à mentionner le yoga sont les Upanishads, dans lesquels le terme “yoga” apparaît comme une notion d’union, de lien — entre le corps, l’esprit et quelque chose de plus vaste.
On y trouve déjà des questions fondamentales :
Qui sommes-nous ?
Pourquoi souffrons-nous ?
Quel est le sens de notre existence ?
Rien à voir, donc, avec une pratique posturale.
Ce que l’on appelle aujourd’hui “yoga” — avec ses postures comme le chien tête en bas, le cobra ou les guerriers — est en réalité une forme très moderne de la pratique.
Les premières formes de yoga postural apparaissent autour du XIXème siècle.
Quant à l’Ashtanga yoga, souvent considéré comme “traditionnel”, il s’est développé au début du XXème siècle.
Autrement dit : ce que nous percevons comme ancien est en réalité une construction relativement récente.
Et c’est important de le comprendre… car cela ouvre une porte essentielle :
celle de faire évoluer la pratique.
Pourquoi je ne me reconnaissais plus dans les styles traditionnels
Lorsque j’ai commencé à enseigner, j’ai essayé de nommer mes cours.
Vinyasa.
Ashtanga.
Vinyasa inspiré Ashtanga.
Ashtanga adapté…
Mais plus j’avançais, plus je ressentais un décalage.
Je voyais des élèves :
se comparer
se sentir “pas assez souples”
forcer dans des postures qui n’étaient pas adaptées à leur corps
Je me suis moi-même surprise à reproduire des schémas appris… sans toujours les questionner.
Et une évidence s’est imposée :
ce que j’enseignais n’était pas un style.
C’était une approche.
Le yoga fonctionnel : une approche centrée sur le corps réel
Aujourd’hui, j’enseigne un yoga dit fonctionnel.
Cela signifie que je ne pars pas d’une posture à atteindre.
Je pars du corps de la personne.
Le yoga fonctionnel, c’est une manière de pratiquer qui s’appuie sur :
la biomécanique
le mouvement naturel
l’individualité de chacun
Ici, il n’y a pas de posture parfaite.
Il n’y a que des corps différents, avec des besoins différents.
En quoi mon yoga est réellement différent ?
C’est probablement la question la plus importante.
Et la réponse est simple :
je n’enseigne pas des formes, j’enseigne du mouvement.
Un yoga qui s’adapte à vous (et pas l’inverse)
Chaque corps est unique :
morphologie
mobilité
historique de blessures
niveau d’énergie
Dans mes cours, il y a toujours :
des options
des variations
des progressions
L’objectif n’est pas de réussir une posture, mais de trouver la bonne version pour vous.
Une approche basée sur la mobilité réelle
On ne travaille pas uniquement en amplitude “passive” (aller loin dans une posture).
On développe aussi la capacité à contrôler le mouvement.
Cela passe par :
du travail actif
du renforcement dans les amplitudes
l’exploration de toutes les directions d’une articulation
Résultat : un corps plus stable, plus fort, et surtout plus fonctionnel au quotidien.
Un vrai travail de renforcement (souvent sous-estimé en yoga)
Le yoga n’est pas seulement une pratique d’étirement.
Dans mon approche, il y a :
du travail isométrique (tenir une position)
du renforcement musculaire
de l’engagement profond
Parce qu’un corps qui va bien, ce n’est pas un corps souple.
C’est un corps équilibré entre mobilité et stabilité.
L'équilibre et la proprioception au coeur de la pratique
Nous travaillons beaucoup l’équilibre — pas seulement pour “tenir sur un pied”, mais pour développer :
la coordination
la stabilité
la perception du corps dans l’espace
Des compétences essentielles… dans la vie quotidienne comme dans la prévention des blessures.
Développer une vraie conscience corporelle
L’un des piliers de mon enseignement, c’est la conscientisation.
Comprendre :
comment on bouge
où l’on compense
quels muscles travaillent
Ce n’est pas toujours spectaculaire… mais c’est profondément transformateur.
La respiration, au cœur de tout
Ma double casquette de sophrologue et professeure de yoga se retrouve ici pleinement.
La respiration n’est jamais secondaire.
Elle est :
un guide dans le mouvement
un outil de régulation du système nerveux
un moyen de revenir à soi
Les pratiques de pranayama sont variées, adaptées et intégrées à chaque séance.
Respirer mieux, c’est vivre mieux.
Et c’est surtout un outil que vous pouvez réutiliser partout.
Un yoga inclusif, loin des clichés
Mon yoga n’est pas “instagrammable”.
Il n’est pas basé sur la performance.
Il est parfois lent, parfois plus dynamique.
Parfois intense, parfois très doux.
Mais toujours avec une intention : vous permettre de vous sentir mieux dans votre corps.
Il s’adresse à :
-
celles et ceux qui pensent ne pas être “faits pour le yoga”
-
celles et ceux qui ont des douleurs
-
celles et ceux qui veulent une pratique intelligente et durable
Ce que vous ne trouverez pas dans mes cours
des injonctions à aller plus loin à tout prix
des postures imposées sans adaptation
une recherche esthétique du mouvement
Ce que vous allez y trouver
une pratique qui respecte votre corps
des outils concrets pour votre quotidien
une meilleure compréhension de vous-même
un espace pour ralentir, ressentir et évoluer
En résumé : une autre façon de faire du yoga
Le yoga fonctionnel, tel que je l’enseigne, est une pratique :
moderne
évolutive
respectueuse
profondément ancrée dans le réel
Ce n’est pas un style.
C’est une manière de bouger, de respirer et d’habiter son corps autrement.
Je suis sophrologue et professeure de yoga à Fleurieu-sur-Saône.
J’accompagne les femmes qui sentent qu’elles ne peuvent plus continuer ainsi : fatigue profonde, tensions, mental trop plein, envie de ralentir… mais sans savoir par où commencer.
Avec douceur et écoute, je t’aide à redescendre dans ton corps, à remettre du souffle, à retrouver ton rythme, à refaire de la place pour toi.
